Orthodoxie

G.K. Chesterton
G.K. Chesterton

G.K. Chesterton (1874 – 1936), est un auteur, penseur et journaliste britannique. Marshall McLuhan l’a décrit comme étant avant tout un « métaphysicien moral ».

Auteur prolifique, dont les éditions complètes comptent plus de 10 000 pages, il manie avec un talent incomparable des formes littéraires très diverses: la poésie par exemple, avec un long poème épique narrant la naissance historique de l’Angleterre, La ballade du cheval blanc; la biographie, encore, avec des travaux sur Saint-François d’Assise, Charles Dickens ou Léon Tolstoï; le journalisme avec de nombreuses contributions au Daily News puis l’Illustrated London News; les nouvelles et les romans, comme Le Napoléon de Notting Hill; les essais politiques et philosophiques enfin, dont certains ont fortement marqué les esprits, comme L’homme éternel, et le diptyque constitué par Hérétiques et Orthodoxie.

Il a fortement influencé George Orwell, qui a fait ses début dans son journal, le G.K. Weekly. C. S. Lewis et J. R. R. Tolkien lui sont aussi grandement redevables.

Description

Lecture audio du texte de G.K. Chesterton par Mos Majorum.

Format livré : MP3 / Durée approximative : 7h00.

Citations du livre

« Il existe pour la raison un grand danger, écrit Chesterton. (…) C’est contre ce péril que l’autorité religieuse fut dressée, à tort ou à raison, comme une barrière. Et contre ce péril, il faut sûrement qu’on dresse quelque digue, si l’humanité veut éviter la ruine. Ce péril, c’est que l’intelligence humaine est libre de se détruire elle-même. De même qu’une génération pourrait empêcher l’existence même de la génération suivante si elle entrait toute au monastère ou sautait dans la mer, de même un groupe de penseurs pourrait, jusqu’à un certain point, empêcher l’exercice de la pensée s’il enseignait à la génération suivante qu’il n’y a rien de valable dans aucune pensée humaine. Il est vain de dire sans cesse qu’entre raison et foi il faut choisir, car la raison elle-même est un objet de foi. C’est un acte de foi que d’affirmer que nos pensées ont un quelconque lien avec la réalité. (…) Il y a une pensée qui bloque la pensée. C’est la seule pensée qui devrait être bloquée. C’est contre ce mal extrême que fut dirigée toute autorité religieuse. »

« Les hommes ont commencé par honorer un lieu, ensuite ils ont conquis pour lui la gloire. Les hommes n’ont pas aimé Rome parce qu’elle était grande: elle fut grande parce qu’ils l’avaient aimée. »

« Supposons donc qu’un homme veuille une espèce particulière de monde, un monde bleu, par exemple. Il n’aurait aucune raison de se plaindre que son projet manque d’importance ou qu’il ait trop vite terminé: il pourrait peiner longtemps à réaliser cette transformation; il pourrait se tuer à la tâche, dans tous les sens du terme, avant que tout soit bleu. Il pourrait vivre des aventures héroïques: apporter la dernière touche de bleu à un tigre.
Il pourrait faire des rêves féeriques: l’aurore d’une lune bleue. S’il travaillait dur, ce réformateur à l’esprit sublime laisserait sûrement, de son point de vue, le monde meilleur et plus bleu qu’il ne l’aurait trouvé. Si chaque jour il changeait un brin d’herbe en sa couleur favorite, il avancerait lentement. Mais si chaque jour il changeait de couleur favorite, il n’avancerait pas du tout. Si, après avoir lu un tout nouveau philosophe, il se mettait à tout peindre en rouge ou en jaune, son œuvre serait perdue: il n’aurait rien d’autre à montrer que quelques tigres bleus errant à l’aventure, comme exemples de sa malheureuse première époque artistique. Voilà exactement la position du penseur moderne ordinaire. »

« Il existe pour la raison un grand danger, écrit Chesterton. (…) C’est contre ce péril que l’autorité religieuse fut dressée, à tort ou à raison, comme une barrière. Et contre ce péril, il faut sûrement qu’on dresse quelque digue, si l’humanité veut éviter la ruine. Ce péril, c’est que l’intelligence humaine est libre de se détruire elle-même. De même qu’une génération pourrait empêcher l’existence même de la génération suivante si elle entrait toute au monastère ou sautait dans la mer, de même un groupe de penseurs pourrait, jusqu’à un certain point, empêcher l’exercice de la pensée s’il enseignait à la génération suivante qu’il n’y a rien de valable dans aucune pensée humaine. Il est vain de dire sans cesse qu’entre raison et foi il faut choisir, car la raison elle-même est un objet de foi. C’est un acte de foi que d’affirmer que nos pensées ont un quelconque lien avec la réalité. (…) Il y a une pensée qui bloque la pensée. C’est la seule pensée qui devrait être bloquée. C’est contre ce mal extrême que fut dirigée toute autorité religieuse. »

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