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Qu’est-ce que le bolchévisme ?

Léon Chestov
Léon Chestov
Léon Chestov, de son vrai nom Yehuda Leib Schwarzmann, est né en 1866 à Kiev. Formé en droit et influencé par Nietzsche, Dostoïevski et Kierkegaard, il développa une pensée radicale qui critiquait la raison, le rationalisme et le positivisme, plaidant pour une foi absurde et une confrontation tragique avec l’absolu. Exilé en France après la Révolution de 1917, il vécut à Paris où il enseigna et publia ses œuvres majeures (comme La Nuit de Gethsémani ou Athènes et Jérusalem). Il mourut en 1938, laissant une œuvre puissante souvent qualifiée d’« anti-philosophie », centrée sur l’impossibilité pour la raison d’atteindre les vérités ultimes.

Description

Lecture audio du texte de Léon Chestov sur le bolchévisme, datant de 1920 par Mos Majorum.

Format livré : MP3, Durée approximative : 1h00.

Citations du livre

« J’ai qualifié les Bolchéviks d’idéalistes et j’ai signalé qu’ils ne croient à rien d’autre qu’à la force brutale physique. Au premier abord, ces deux affirmations semblent contradictoires. L’idéaliste croit à la puissance de la parole et non à la force physique. Mais cette contradiction n’est qu’apparente : si paradoxal que ce soit, on peut être un idéaliste de la force physique brutale. »

« D’après les renseignements qui nous parviennent aujourd’hui de Russie, on y a établi le travail obligatoire de dix et douze heures, le salaire aux pièces, la surveillance militaire des ouvriers, etc… C’est tout naturel ! L’ouvrier ne veut pas donner son travail, ni le paysan son pain. Or on a besoin de beaucoup de pain et de beaucoup de travail. Il ne reste donc qu’une seule issue : il doit y avoir, d’un côté, des classes privilégiées qui ne travaillent pas et forcent les autres par des mesures terribles, impitoyables à travailler au-dessus de leurs forces, et, de l’autre, des hommes sans privilèges, sans droits, qui, sans épargner leur santé et même leur vie, doivent fournir leur travail au profit du tout.
Voilà ce qu’a apporté le bolchévisme qui a tant promis aux ouvriers et aux paysans. »

« Le bolchévisme est, je le répète, réactionnaire ; il est impuissant à rien créer ; il prend ce qu’il trouve sous sa main, ce que d’autres ont fait sans lui. Bref, les Bolchéviks sont des parasites, dans leur essence même. Bien entendu, ils ne s’en rendent pas compte et ils ne le comprennent pas. Et même, s’ils le comprenaient, il est peu probable qu’ils consentiraient à l’avouer ouvertement. Mais dans tous les domaines où ils ont exercé leur activité est apparue leur particularité essentielle. Ils formulent eux-mêmes la tâche qu’ils ont à accomplir en disant que, d’abord, il faut tout détruire et ne commencer à créer qu’après avoir détruit. »

« J’ai qualifié les Bolchéviks d’idéalistes et j’ai signalé qu’ils ne croient à rien d’autre qu’à la force brutale physique. Au premier abord, ces deux affirmations semblent contradictoires. L’idéaliste croit à la puissance de la parole et non à la force physique. Mais cette contradiction n’est qu’apparente : si paradoxal que ce soit, on peut être un idéaliste de la force physique brutale. »

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