ISBN: 978-2-493247-01-8

Orthodoxie

G.K. Chesterton

G.K. Chesterton

G.K. Chesterton (1874 – 1936), est un auteur, penseur et journaliste britannique. Marshall McLuhan l’a décrit comme étant avant tout un « métaphysicien moral ».

Auteur prolifique, dont les éditions complètes comptent plus de 10 000 pages, il manie avec un talent incomparable des formes littéraires très diverses: la poésie par exemple, avec un long poème épique narrant la naissance historique de l’Angleterre, La ballade du cheval blanc; la biographie, encore, avec des travaux sur Saint-François d’Assise, Charles Dickens ou Léon Tolstoï; le journalisme avec de nombreuses contributions au Daily News puis l’Illustrated London News; les nouvelles et les romans, comme Le Napoléon de Notting Hill; les essais politiques et philosophiques enfin, dont certains ont fortement marqué les esprits, comme L’homme éternel, et le diptyque constitué par Hérétiques et Orthodoxie.

Il a fortement influencé George Orwell, qui a fait ses début dans son journal, le G.K. Weekly. C. S. Lewis et J. R. R. Tolkien lui sont aussi grandement redevables.

DESCRIPTION

Nouvelle traduction du classique de G.K. Chesterton par Radu Stoenescu, philosophe, accompagné d’un corpus de notes qui satisfera les lecteurs les plus exigeants. Un dossier annexe conséquent rassemble des extraits des adversaires de G.K. Chesterton, tout comme cinq inédits en français: ses « Controverses avec Blatchford » et son texte inaugural « Le retour des anges ».

Citations du livre

« Il existe pour la raison un grand danger, écrit Chesterton. (…) C’est contre ce péril que l’autorité religieuse fut dressée, à tort ou à raison, comme une barrière. Et contre ce péril, il faut sûrement qu’on dresse quelque digue, si l’humanité veut éviter la ruine. Ce péril, c’est que l’intelligence humaine est libre de se détruire elle-même. De même qu’une génération pourrait empêcher l’existence même de la génération suivante si elle entrait toute au monastère ou sautait dans la mer, de même un groupe de penseurs pourrait, jusqu’à un certain point, empêcher l’exercice de la pensée s’il enseignait à la génération suivante qu’il n’y a rien de valable dans aucune pensée humaine. Il est vain de dire sans cesse qu’entre raison et foi il faut choisir, car la raison elle-même est un objet de foi. C’est un acte de foi que d’affirmer que nos pensées ont un quelconque lien avec la réalité. (…) Il y a une pensée qui bloque la pensée. C’est la seule pensée qui devrait être bloquée. C’est contre ce mal extrême que fut dirigée toute autorité religieuse. »

« Il existe pour la raison un grand danger, écrit Chesterton. (…) C’est contre ce péril que l’autorité religieuse fut dressée, à tort ou à raison, comme une barrière. Et contre ce péril, il faut sûrement qu’on dresse quelque digue, si l’humanité veut éviter la ruine. Ce péril, c’est que l’intelligence humaine est libre de se détruire elle-même. De même qu’une génération pourrait empêcher l’existence même de la génération suivante si elle entrait toute au monastère ou sautait dans la mer, de même un groupe de penseurs pourrait, jusqu’à un certain point, empêcher l’exercice de la pensée s’il enseignait à la génération suivante qu’il n’y a rien de valable dans aucune pensée humaine. Il est vain de dire sans cesse qu’entre raison et foi il faut choisir, car la raison elle-même est un objet de foi. C’est un acte de foi que d’affirmer que nos pensées ont un quelconque lien avec la réalité. (…) Il y a une pensée qui bloque la pensée. C’est la seule pensée qui devrait être bloquée. C’est contre ce mal extrême que fut dirigée toute autorité religieuse. »

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